Le monde du libre
Péripéties de la vie quotienne (ou pas…)
Ce billet change légèrement de la ligne éditoriale habituelle, Il décrit une journée qui était censée être habituelle hormis un simple détail : migration vers Gutsy, la nouvelle version d’Ubuntu.
Ce matin (j’avais spécialement attendu ce matin pour espérer échapper aux bouchons sur l’autoroute des serveurs Canonical en circulant aux heures creuses par rapport au fuseau horaire américain et en ayant attendu 36 heures après la sortie). Jusque là j’avais raison, la mise à jour se télécharge normalement. Ensuite installation et tout le blabla jusqu’au moment où tout plante après près de 2 heures de compilation.
Là je me dis : “Bon, qu’est-ce qu’on parie que le serveur X on ne le reverra pas de sitôt”… et j’avais raison. Je redémarre, arrivée en mode console. Je finis l’update/upgrade dedans (d’ailleurs la prochaine fois, promis je fais la maj en console sans rien qui tourne à côté…). Quelques messages d’erreurs et retouches plus tard, je redémarre. Bon toujours pas de X, on bidouille un peu le xorg.conf pour avoir au moins un écran et là ça se lance. Enfin Gutsy. Je me rappelle qu’une nouveauté c’est l’édition simple via le menu pour gérer plusieurs écrans mais malheur, le second m’affiche n’importe quoi, le test fait planter l’application et tout le bazar. Soit dit en passant, je n’ai jamais réussi à booter ce linux avec le kernel installé par Gutsy (2.6.22), j’étais en 2.6.20 à ce moment là.
Ensuite je me suis dit, mouais, j’ai vraiment pas de temps à perdre là, depuis le temps que j’hésite, je lance une installation d’OpenSuse 10.3 dont j’avais un cd à portée de main (pas sur la même partition). Tout va bien dans le processus jusqu’à l’installation de Grub qui ne veut rien savoir. Et là, malheur des malheurs j’ai tenté d’installer Lilo à la place. Il veut pas non plus. Je redémarre (sans avoir pu achever l’installation mais en interrompons proprement. Et là : trop cool !! Grub m’affiche juste un message d’erreur 17. Génial.
En gros tout est inutilisable, tout. Ubuntu. OpenSuse. Windows XP. Tout.
Bon évidemment, je ne panique pas. Je fouille mon tiroir où traine une bonne dizaine de Live CD et autres et je commence à essayer. Y a rien qui boot, j’essayais une installation de Debian : pas de disque dur installé sur la machine. Je tente une installation d’OpenSuse sur une clef usb de 2 go comme c’est gentillement proposé par l’installateur mais il m’annonce fièrement qu’il n’a pas réussi à formaté la clef (j’ai constaté que maintenant non seulement je ne peux pas la formater (menfin, on verra ça….) mais en plus elle fait plus que 8 mo. Bref je ne peux rien faire.
Face à cet échec j’ai cherché à rétablir Grub. Live CD (en mode console, décidemment…), retouche de Grub et ça repart mon kiki… enfin presque, seulement Windows XP. C’est cool, mais ça ne suffit pas. Depuis quelques jours il ne veut plus de mes cartes wifi, comme ça boum, indigestion. Donc ça ne me suffit pas un OS sans internet. Mais depuis Win XP j’ai lancé l’installateur d’OpenSuse 10.3 et je n’ai pas eu d’erreur critique durant son installation.
Pas d’erreurs non… sauf lorsqu’il se lance après l’installation, là X refuse de démarrer et sans rien laisser dans les logs. C’est super cool dis voir, je commence à m’éclater.
Je fais un petit break en testant ce que vaut un logiciel de partitionnement que j’avais payé presque aussi cher que Partition Magic : il m’annonce qu’il y a pas de disque dur sur ma machine (alors que les tests du Bios m’indique que tout va bien madame la marquise) et il est incapable de faire la moindre fonctionnalité proposée (que ce soit le soft proprio ou les outils linux embarqués).
Durant ce temps, j’ai fini de télécharger l’iso d’ubuntu 7.10 (à une moyenne de 45 ko/s…) que je grave illico. Là ça démarre, mode graphique et tout, direct du 1680×1050 sur le 22″, on apprécie le geste. Par contre toujours pas moyen d’installer (ça bloque au partitionnement) et toujours pas moyen de configurer le second écran (mais y sert à quoi ce truc pour se simplifier la vie ??). Pas grave, je modifierai xorg.conf plus tard.
Donc je n’ai pas installé mais en bidouillant /etc/network/interface j’ai pu connecter le wifi (je signale au passage que sur toutes les installations linux que j’ai vu passer aujourd’hui il n’y a que Debian Sarge (mes lecteurs ne voulaient pas booter sur l’iso Etch…) qui proposait de configurer du wifi, tout le reste c’était uniquement eth0…).
Donc ce matin j’avais :
- Windows XP
- Ubuntu 7.04
Qui marchaient et après une journée passée à installer/paramétrer j’ai :
- Windows XP
- Ubuntu 7.10 en live
C’est mieux que rien mais ça me bloque trop de trucs. Il est évident que j’ai un problème sur cet ordinateur, disque dur trop foireux (soit c’est le disque dur qui a de la peine avec les formatages, soit c’est toutes les distributions linux qui ont de la peine avec le formatage…) et en tout cas un lecteur optique qu’il faut changer (le second est récent).
Morale : Plusieurs choses, mais ce que je constate et qui est important pour moi c’est que les distributions courantes (Ubuntu/OpenSuse) deviennent presque usine à gaz que Windows et c’est bien dommage. Je préfère un système qui est extrêmement simple (mais robuste) afin d’implémenter dessus ce qui est utile et uniquement utile, j’ai pas besoin du millier de paquets qu’installe ubuntu lors d’un changement de version.
Donc je vais sérieusement envisager de faire une croix sur ces systèmes qui ne me satisfont plus pour migrer sur du Debian Etch, Slackware ou encore Linux from scratch dès qu’un disque dur fiable sera là (demain je pense). Auriez-vous des conseils/remarques à ce sujet ?
ps : Au cas où une partie semble incohérente merci de le signaler. Lorsque j’écrivais la conclusion j’ai fait quelques backspace ce qui a abouti à une petite suppression impromptue de plusieurs lignes dont j’ai retrouvé quelques mots au milieu du post. Les joies des LiveCD…
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Edit du 20/10/2007 : Voilà, nouveau disque dur installé. Installation propre dessus de Ubuntu 7.10 (en gros ce que j’avais à portée de main ce moment là) et pas de soucis. D’ailleurs chapeau pour garder les paramètres wifi entre le LiveCD et l’installation… alors que sous 7.04 il fallait rentrer la clef tous les deux démarrages.
Par contre j’ai toujours des petits problèmes avec le dual-screen (je ne sais pas comment il calcule le 1280*1024 mais ça tient pas sur le 17″…). Il ne veut pas activer les effets 3D mais ça tant mieux.
Un ami m’a recommandé de tester OpenSuse 10.3, promis je le ferai mais pour l’instant je vais profiter un peu de cette installation avant de tout casser à nouveau.
Liste d’application compatible IPv6
Voici une liste non exhaustive d’application compatible IPv6, n’hésitez pas à m’aider à la compléter .
HTTP
- Apache dès 2.0
- IIS
- Lighttpd
DNS
- BIND
- Postfix dès 2.2 (les versions précédentes requièrent un patch)
- Sendmail
FTP
- PureFTPd
- vsFTPd
- proFTPd
SECURITE
- Snort dès la version 3.0 (en alpha à ce jour)
- IPtables
Divers
- SSHd
- Wiki IPv6
- Liste du hardware approuvé apte à arborer le logo IPv6
- Liste de sites accessibles en IPv6 (si c’est votre cas, soumettez-le, ça vous fera un backlink PR6 en prime)
Ubuntu Feisty Fawn disponible
En ce jeudi 19 avril, la nouvelle version d’Ubuntu est disponible, il s’agit de la version 7.04 (7 pour 2007 et 04 pour avril) nommée Feisty Fawn.
C’est une des distributions Linux qui rencontre le plus de succès auprès du grand public. Ce système d’exploitation est très simple à prendre en main et très agréable à l’usage.
Évidemment comme ça vient de sortir, les serveurs d’Ubuntu sont pris d’assaut, par conséquent la télécharger/mettre à jour aujourd’hui n’est pas conseillé vu le débit disponible.
La prochaine version 7.10 Gutsy Gibbons est plannifiée pour le 18 octobre 2007. Les versions d’ubuntu se suivent tous les 6 mois peu après les sorties de l’interface Gnome.
Vous cherchez quelque chose ? C’est bien dommage pour vous…
Lorsque Google a vu le jour, c’était la révolution du monde des moteurs de recherche… utiliser la popularité d’un site pour le mettre en avant. Bien que son algorithme, tout comme ceux de ses confrères ont évolués avec le temps pour s’adapter aux nouvelles techniques de spams, de contenus dupliqués etc… les moteurs sont actuellement débordés de contenus ridicules (sur les 8-15 milliards de pages qu’ils se vantent d’indexer, combien pensez vous valent-elles la peine d’être visité un jour ?).
Il est aujourd’hui très dur de s’adapter aux spammeurs, d’ailleurs des centaines d’ingénieur de par le monde travaille en permanence pour tenter de s’adapter et retravailler les résultats à la main. Mais ce n’est pas très important au final car ce qui compte, c’est que ces moteurs soient archi-populaires, que les entreprises se bousculent au portillon pour placer leurs annonces selon le principe de l’enchère au clic (comme ça les régies sont toujours gagnantes), et au final ce sont ces annonces qui sont les plus pertinentes…
Énormément de gens pensent que le roi du web Google est indétrônable, moi je pense que tout n’est pas perdu. Comment ? En retournant aux sources du web, en changeant radicalement les techniques d’indexation et de classements.
Les spammeurs exploitent des sites (en postant des urls en commentaires sur des blogs, Youtube et autres) pour augmenter de manière titanesque le nombre de liens externes. Mon idée est d’ignorer les affluences externes dans le classement d’un site, seul le contenu peut justifier la présence d’un site dans les résultats.
Ensuite, pour garantir que le résultat vaille la peine, avant même d’entrer dans l’algorithme de classement, il faut revoir les critères d’admissions des sites dans l’index. Actuellement les moteurs de recherche index de tout et de n’importe quoi (je parle pas des .doc, pdf et autres, ça je trouve bien).
Bref, comment faire le tri ? Je pense qu’un vrai site doit être accessible, conforme aux recommandations du W3C. Rien qu’en refusant tout site non conforme via une simple validation, on élimine énormément de résultats (en partant du principe que faire un site conforme aux standards requière l’envie de rendre accessible son contenu). Bien entendu, nombre de sites sont tout à fait pertinents, plus ou moins accessibles mais non conforme, c’est hélas un des points négatifs de mon idée.
L’idée est posée, mais on est si bien partit, pourquoi s’arrêter en si bon chemin ? Alors hop, on ajoute un peu de l’ingrédient qui donne toute sa consistance au web actuellement : le monde du libre et de l’open-source.
- Imaginez un algorithme modulaire que chacun pourrait renforcer ou adapter ou reprendre pour un autre projet.
- Imaginez un robot d’indexation dont chaque classe est disponible pour les intégrer dans un robot d’un tout autre goût. (par exemple celle de l’analyse du robots.txt)
- Imaginez des API facilement utilisable pour créer des outils de recherche à intégrer dans divers outils.
- Imaginez une base de donnée pertinente librement accessible en lecture
Bien entendu, tout ceci serait purement bénévole, sans aucune publicité commerciale et gratuit à l’utilisation. Le plus gros obstacle reste l’infrastructure indispensable à tout moteur de recherche : des serveurs performants en quantité. Des partenaires et surtout des dons seront indispensables pour mener à bien un tel projet.
Je lance l’idée, je ne dis pas que ce moteur verra le jour, je ne dis pas que mon idée est parfaite, mais je lance le débat et si des personnes sont motivées à se lancer dans l’aventure, je suis ouvert.
J’ai ouvert une page et un wiki qui pourraient servir par la suite. N’hésitez pas à me contacter sur reivilo(@)valiz.org
Ryzom sur le voie du libre
Saga of Ryzom, un des plus grands MMORPG du monde est depuis quelques mois dans une mauvaise passe. En effet, suite à de grandes complications lors de son développement, Nevrax cherche un moyen de combler ses créanciers. Pour cela, une liquidation judiciaire s’impose.
Jusqu’ici cela aurait pu être banal, un groupe quelconque l’aurait racheté pour quelques centaines de milliers d’euros et le tour est joué, sauf que cette fois-ci, cela ne se passera peut-être pas aussi facilement.
En effet, une communauté s’est formée autour de Ryzom.org pour faire retomber ce jeu dans le libre à l’image de Blender, le célèbre logiciel graphique 3D.
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